Rencontrer Dieu dans les embouteillages

" Les navettes, les embouteillages, la maison, le supermarché, le bureau... ne sont pas de simples compléments circonstanciels de lieu. Ce sont des occasions de rencontre avec Dieu, c’est la matière même à transformer en amour de Dieu " a dit Marie-Anne Schnackers ce vendredi 3 novembre. Dans le cadre de " Bruxelles-Toussaint 2006 " avait lieu la troisième rencontre sur un aspect du message de Saint Josémaria, fondateur de l’Opus Dei, à savoir " la grandeur de la vie ordinaire ".

Témoignages personnels

" Le message du fondateur de l’Opus Dei, ce ne sont pas d’abord des paroles, c’est avant tout quelque chose à vivre ! Venez et voyez ! " C’est ainsi que Marie-Anne Schnackers, licenciée en pédagogie, a commencé son exposé à Fontenelle. Ce centre de l’Opus Dei (Boulevard Brand Whitlock, 36 – 1200 Bruxelles), qui accueille habituellement des femmes " de 7 à 77 ans " pour toutes sortes d’activités de formation, ouvrait ses portes ce vendredi soir aux participants du congrès " Bruxelles-Toussaint 2006 ". Environ 80 personnes avaient répondu à l’invitation.

Reprenant le cri de St Paul, si souvent répété par Saint Josémaria : " La volonté de Dieu, c’est que nous soyons saints " (1 Th 4, 3), Marie-Anne Schnackers a embrayé sur le désir que nous portons de vivre de grands idéaux, qui peut se réaliser dans les mille et une circonstances quotidiennes. Les navettes, les embouteillages, la maison, le supermarché, le bureau... ne sont pas de simples compléments circonstanciels de lieu. Ce sont des occasions de rencontre avec Dieu, c’est la matière même à transformer en amour de Dieu. Dans ce contexte, le fondateur de l’Opus Dei n’hésitait pas à parler d’un " matérialisme chrétien ", de trouver Dieu au cœur même des réalités les plus banales et les plus matérielles.

Et comme le travail occupe la plupart de notre temps, c’est principalement par lui que nous trouverons la sainteté, cette plénitude de la vie chrétienne. Sanctifier mon travail, ce n’est pas seulement réaliser à la perfection une ou deux choses. C’est mener à bien toutes celles que Dieu me confie ; c’est savoir refermer un dossier au bureau pour rentrer à la maison où m’attend un autre travail, ma famille. C’est me fixer des rendez-vous avec Dieu au long de la journée, pour garder à travers tout la dimension de la foi. C’est approcher de Dieu ceux que je côtoie, m’efforcer d’entendre avec ses oreilles à lui, de travailler avec ses mains à lui ; c’est le rayonner, parce qu’il habite en moi. D’où l’importance des petites choses, la voie royale vers Dieu : sourire même si on a mal à la tête, arriver à l’heure, se lever de table sans attendre que le fasse quelqu’un d’autre...

La conférence a été suivie de quelques questions, puis de la projection d’une réunion avec Saint Josémaria en Argentine, filmée peu de temps avant sa mort. On l’y voyait répondre à un entraîneur de football, à un vendeur de journaux, à une malade dans sa chaise roulante, sur le sens de la souffrance, sur le temps à dédier à sa famille, et sur bien d’autres aspects de la vie chrétienne. L’auditoire de vendredi soir se reconnaissait dans les questions posées à Buenos Aires en 1974.

Les échanges se sont prolongés un bon moment après la projection ; plus d’une personne du public tenait à raconter sa rencontre personnelle avec le fondateur de l’Opus Dei : tel a reçu de lui des cours de formation chrétienne au temps où il était étudiant, et vit encore maintenant de ce qu’il a appris alors; tel autre —alors qu’il vivait derrière le " rideau de fer "— est tombé il y a des années sur des photocopies sans titre ni nom d’auteur, sans savoir que c’était la traduction de Chemin – le premier livre de Saint Josémaria – et s’est senti touché personnellement par ce prêtre inconnu...

Pour beaucoup des assistants, la soirée s’est terminée, comme ils y avaient été invités, par un moment de tête à tête avec le Seigneur présent dans l’Eucharistie, dans l’oratoire de Fontenelle.

Le lendemain, au Centre Culturel Narval, une soirée identique avait lieu pour le public néerlandophone. En tout, ce sont plus de 150 personnes qui ont participé aux quatre présentations, tout au long de la semaine.

  • Bruxelles-Toussaint 2006 : Soirée " portes ouvertes " au Centre Culturel Fontenelle